Je ne sais pas pour vous, mais, personnellement, je me suis rendue à l'évidence que ça faisait du bien «DONNER».
Vous savez, donner, ce n'est pas seulement se départir des biens que l'on possède pour les offrir aux plus démunis (bien sûr, mais en partie!)... Non... Il existe plusieurs façons de donner, et ce, au quotidien ! Que ce soit de donner de son temps, son écoute, son appui à quelqu'un, rendre un service, donner des conseils, prêter, partager: il y a mille et une façons de donner... !
Mais, quand on donne, il faut le faire sans se soucier d'avoir en retour. Il faut le faire par plaisir !
Bien sûr, sans qu'on ait besoin d'attendre quoique ce soit de la vie, elle nous redonne la monnaie de notre pièce un jour ou l'autre... Et parfois, bien plus vite qu'on ne le pense !
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Je devais me rendre à Montréal pour un rendez-vous, en septembre dernier. Et pour m'y rendre, j'entrepris de prendre le métro. Sur le chemin du retour, je me rendis au comptoir pour payer mon billet, mais je n'avais pas assez de monnaie sur moi. Alors, je décidai d'aller au guichet automatique qui se trouvait tout près de l'entrée, afin d'y retirer un peu d'argent liquide. Un homme itinérant, drôlement vêtu se tenait non-loin de là. Je l'avais remarqué plus tôt, mais pourtant, je ne m'arrêtai pas. Il vendait des exemplaires de la revue «L'Itinéraire», permettant d'amasser des fonds pour les personnes sans domicile fixe. En passant devant lui, je lui demandai:
«C'est combien ?»
«Trois dollars, Mademoiselle!», me répondit-il, tout sourire.Je n'avais pas davantage le 3.00$ pour sa revue, puisque je ne l'avais pas pour mon ticket de métro. Je lui dit alors:
«Tenez, prenez ce 2.00$, je reviens avec le 1.00$ manquant!»
«Ah non, c'est O.K., Mademoiselle, prenez l’exemplaire quand même!», me dit-il, tout en me tendant une copie de L'Itinéraire.Je refusai alors catégoriquement cette copie. Je lui dit alors que le prix était fixé à 3.00$ et que je paierais le même tarif que tout le monde! Donc, j'allai au guichet et essayai de retirer de l'argent... Sans succès...
Je n'ai jamais vraiment compris le fonctionnement de ces machines, de toute façon. Voyant que ça ne fonctionnait pas, je dit à l'homme de patienter encore un peu et que j'allais trouver une solution pour qu'il ait le 1.00$ manquant! Donc, j'allai au petit dépanneur en face duquel se tenait l'homme. Je fus obligée de baraguiner quelques mots d'anglais, pour venir à bout d'expliquer à la commis (asiatique) qui ne parlait pas français et qui comprenait à peine l'anglais, quelles étaient mes intentions: faire un achat, et retirer un montant supplémentaire.
Tout se déroula sous les yeux de l'homme qui continuait ses ventes. Je fini par avoir mon change (ENFIN) et je courru vers l'itinérant pour lui donner son argent. Il me reçut avec un large sourire en me tendant un second numéo de la revue, en me disant:
«J'ai un cadeau pour vous: je vous donne une autre revue, vous lirez cet article [en me désignant de son Index la page couverture], il vous intéressera! Merci d'avoir tenu à me rendre le 1.00$ manquant... Vous avez travaillé fort et c'est très apprécié!»Gênée, je le remerciai également et me dirigeai enfin vers le comptoir pour payer mon billet. Mais l'histoire ne se termine pas là...
Au moment où j'arrivai au comptoir, je constatai que le responsable de la guérite avait quitté son poste. Habituellement, lorsqu'ils quittent leur poste, les responsables ouvrent la guérite, donnant accès libre à tous les clients, mais ce n'était pas le cas cette fois. Je me dis alors que je n'étais pas pressée et commençai à attendre qu'il revienne. D'autres personnes vinrent en file derrière moi et attendirent à leur tour, tout en exposant aux oreilles de tous, leur mécontentement. Pour ma part, je demeurai silencieuse attendant patiemment mon tour...
Deux ou trois minutes s'écoulèrent avant que le vendeur de la Revue ne s'approche de moi en me chuchotant à l'oreille:
《Suivez-moi, Mademoiselle!》C'est le regard empli de questionnements que je le suivi sans comprendre ce qui se passait: à mon grand étonnement, il se dirigea vers la guérite.
Il sortit de son grand imperméable beige sa carte de métro qui lui permettait d'aller et venir entre toutes les stations, la présenta à la guérite et me dit:
《Allez-y: passez... Vite!》Il retourna alors à ses ventes sans se retourner... Je lui jettai un regard mêlé d'hésitation et d'incompréhension... Je ne comprenais pas ce qui me valait ce coup de main...
Eh bien, c'était ma《bonne action》. C'est bel et bien la preuve, que le geste n'a pas besoin d'être grand, mais nécessite seulement d'être fait sincèrement.
Merci de donner un peu chaque jour!.... Ce que vous croyez être de petits gestes peuvent être très grands aux yeux des autres! :-)
Mademoiselle
Oh que oui très chère. Ces gestes se font de plus en plus rares malheureusement. Ce qui ne devrait pas être le cas. Il faut donner au suivant autant que possible. Effectivement, la vie nous remet notre monnaie de la pièce. C'est une belle leçon à tirer. J'aurais même envie de me faire des petites cartes inscrites « Donner au suivant » dessus pour encourager le monde à donner de leur temps, argent et autres afin de faciliter l'entraide entres personnes et de rendre notre société un peu plus solidaire. Je vais méditer là-dessus! :-) ♥ ♥ ♥ -Matthy
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