mercredi 23 juillet 2014

Loin des yeux, près du coeur (part 2)

Je suis assise dans l'avion, je regarde la ville de Montréal devenir de plus en plus petite, de plus en plus loin, de plus en plus belle à mes yeux... C'est fou ce qu'une chose ou une situation peut nous manquer, quand on a conscience qu'on peut la perdre de vue! Malgré l'énervement, je regarde partout à-travers le hublot... Je ne veux rater aucune seconde du décollage! Je ne me rappelais pas du feeling que ça faisait que de se sentir soulever, sentir que l'on ne touche plus le sol #spécial !
Une fois tout en haut, à notre altitude pour tout le vol, j'ouvre mon album. Je commence à le feuilleter et à lire les messages qui s'y cachent à l'intérieur... C'est d'ailleurs comme cela que je fais la connaissance de ma «compagne de vol», parce qu'elle me demande ce qu'est ce livre! Je lui explique donc que j'ai beaucoup de chance d'avoir les ami(e)s que j'ai.

Elle s'appelle Mégane. Très sympathique. C'est une Française qui était en stage à Montréal depuis 2 mois et qui retourne en France. Elle me dit qu'elle adore Montréal, qu'elle s'y est fait de bons ami(e)s, mais qu'au courant de son stage, elle a réalisé que le commerce, ce n'est pas fait pour elle. Comme quoi ce n'est pas grave de se tromper, et de se reprendre autrement, mais encore faut-il essayer!

Je décide de lui partager les petits mots-surprises qui se cachent depuis presqu'une semaine dans mon album. Elle se sent vraiment choyée de les découvrir en même temps que moi. J'ai le cœur gros en lisant tout ces beaux messages à haute voix, mais étonnamment, je réussis à contenir l'émotion.. Il y a celui d'MC, qui me touche particulièrement droit au cœur, malgré que je sois touchée par tous ces beaux mots. Je me répète, mais j'ai énormément de chance. Quelle belle surprise ce fut, quel beau présent, quels beaux souvenirs demeureront à l'intérieur de cet album!
Je finis de lire les messages... de regarder les beaux visages souriants que ces photos arborent fièrement. Je me rappelle que j'ai également des «pensées-surprise de la semaine» à la toute fin de mon album et que la première, c'est aujourd'hui que je peux la découvrir! Énervée, je m'empresse de tourner les pages et de sortir le carton de la semaine: «Le plus grand voyageur n'est pas celui qui a fait 10 fois le tour du monde, mais celui qui a fait une seule fois le tour de lui-même»...  Wow!!! Je pousse un soupir, c'est si inspirant... Et tellement vrai! Je pose l'album soigneusement à mes pieds pour un moment. Je me retourne vers le hublot, je souris encore en pensant à ce que je viens de lire. Je réalise que Montréal est maintenant bien loin derrière.

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Cela faisait maintenant 7 ans que je n'avais pas voyagé, 7 ans, donc, que je n'avais pas pris l'avion. J'avais oublié que je ne me sens pas particulièrement à l'aise dans les airs. Mais bon, c'est le prix à payer pour partir à l'aventure, celle que je m'apprête à vivre. Je pense à tout ce chemin que je devrai faire une fois arrivée à Lyon. Heureusement, mes inquiétudes sont vite mises de côté, puisque d'une conversation en amenant une autre, Mégane me propose de demander à ses parents qui l'attendront à l'aéroport, si la gare de Lyon de la Part-Dieu se trouve sur leur chemin de retour. Si oui, elle me dit que ses parents et elle se feraient un plaisir de venir m'y reconduire, ne me faisant aucune promesse, bien sûr, puisqu'elle n'en a aucune idée. Cependant, s'ils ne peuvent pas m'aider à ce niveau, elle me dit qu'elle m'orientera une fois rendues à l'aéroport, afin que je trouve l'endroit où acheter mon billet de train. J'accepte ce coup de main avec plaisir!

Je constate que l'odeur des repas se fait de plus en plus présente dans l'avion. Une hôtesse passe près de mon siège, je lui demande quels seront les choix au menu. Elle m'indique que nous aurons le choix entre le plat de pâtes nappées de sauce Alfredo ou une assiette de poulet servi avec riz et légumes. D'un même mouvement, Mégane et moi nous regardons pour nous demander ce que nous choisirons, l'hôtesse repart. Les pâtes seront notre choix de façon unanime.

Peu de temps après, alors que je suis, encore une fois, en train de feuilleter mon album, l'hôtesse arrive avec le repas. Malheureusement, elle nous annonce qu'il n'y a plus de pâtes et que nous devrons plutôt prendre le poulet... Ce n'est pas plus grave. Je remets donc mon album à mes pieds pour faire de la place pour mon assiette. Je n'ai pas eu connaissance que l'hôtesse de l'air avait remarqué mon album, mais, au moment de me servir, elle me dit: «C'est VRAIMENT joli, cet album... Qu'est-ce que c'est?» Je lui ai donc (une fois encore) vanté les mérites de mes pierres précieuses. Elle était vraiment touchée, pour tout vous dire !

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La nuit tombe tranquillement dans le ciel... Je me rappelle de mon expérience passée où je m'étais rendue en Italie avec un groupe d'école à la fin de mon secondaire 5, et il me revient à l'esprit que je devrais tenter de dormir un peu, puisque lorsque l'on voyage vers l'Europe, la nuit ne dure environ que trois heures! C'est le moment ou jamais! Je baisse légèrement mon dossier, branche mes écouteurs pour entendre la musique qu'offre l'avion... Après avoir fait le tour de tous les postes disponibles, mon choix s'arrête sur la musique classique, qui, à mon sens, est définitivement la meilleure! J'essaie de m'endormir, mais je ne réussis qu'à somnoler, parce que je suis «gelée comme une crotte». Je pense que la prochaine fois que je prends l'avion, je penserai à m'apporter un chandail chaud! Je laisse aller cette pensée pour faire place au peu de sommeil que j'irai chercher. Faut définitivement que j'apprenne à relaxer: «Hey, la grande, tu es en voyage, relaxe!»...

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Une voix remplace la musique classique dans mes écouteurs: «Mesdames, Messieurs, bonjour! Ici votre pilote UnTel. Nous sommes présentement à l'approche de Lyon, nous allons dans quelques minutes procéder à l'atterrissage. Pour des mesures de sécurité, nous vous prions de redresser votre siège, remonter votre tablette et boucler votre ceinture. Merci de votre attention, nous espérons que vous avez passé un bon vol et nous vous souhaitons la bienvenue à France!» Je reviens à moi. J'exécute ces mesures de sécurité, frotte mes yeux, histoire de me mettre du mascara un peu partout, et je regarde à l'extérieur!! On arrive enfin...


À suivre...


Mademoiselle

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